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  • : Véronique, alias Reven Niaga. Actuellement en formation Illustration et BD en Suisse
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Mon amie Sûria et moi-même, nous serons présentes en dédicaces à :


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Voilà !

Alors aujourd'hui je vous montre quelques  croquis d'un même dessin que je réalise pour le défit "bic" sur le forum AllFanart  ^o^
Il ne s'agit de rien d'extraordinaire, de même que  les  croquis ont été pris en photos et que la qualité n'est pas géniale, géniale  ^^

dsc00116.jpg
La construction.... pour le moment ça a encor el'air un peu bizarre, j'avoue... bon en même temps on ne voit plus grand chose... ^^ Il y a des débuts d'habits (le chapeau) mal fait (heureusement qu'il ressemble plus à ça) et la pauvre fille n'est pas encore habillée et la poupée en bas, pas finie.

dsc00117.jpg
La suite ! déjà bien plus agréable n'est-ce pas ? ^^ Avec des peluches un peu partout... et la marionnette qui ressemble plus à un marionnette là ^^ et un clown idiot devant XD

dsc00119.jpg
Et voilà le croquis fini à gauche et le recalquage à drite, très leger, car je dois faire le dessin entièrement au bic aussi, du coup, les traits sont très légers ^^. Je veux mélanger à nouveau du kawaii mignon à quelque chose de plus sinistre (d'oû les deux peluches pondues en haut, ainsi que l'expression de la marionnette  ^^).
J'espère que ça me réussira pour le bic >o<.

dsc00120.jpg
Et voilà la suite, ledébut du dessin en bic... ^^ pour l'instant ça ressemble pas encore àgrand chose mais voilà...
Maintenant, je dois finir le tout jusqu'à demain au plus tard *va mourir* non mais... qu'est-ce qui me prend à faire des trucs aussi vache à dessiner en si peu de temps, moi qui suis une flemmarde au cube ?
Bref, je pense que je m'améliore lentement mais sûrement... j'espère avoir une minime chance de décrocher au mois 1 vote... (mais vu que le sujet est libre, ça va être gallère ^^")

Voilà, voilà....
Dimanche 1 juillet 2007
- Par Reven Niaga - Publié dans : Vieux Articles et Dessins - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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Et  voilà, voilà....

J'ai eu une commande dans ma boutique AF (enfin ^^" on dirait qu'on aime pas mes dessins (enfin je peux comprendre les gens aussi), de la part de ryoko.
J'ai pas grand chose à dire sur le dessin en lui-même...

Je suis entièrement sous Linux pour le moment, au moins Linux ça marche toujours alors que Windows ne marche jamais. Pour colorier les dessins, j'ai Gimp et.... Photoshop ! Et mesdames et m'sieur j'ai photoshop sous Linux ! ça marche étrangement bien, il saisit juste pas que j'ai une tablette graphique (donc pas de sensiblité, grr), donc je dois tout biduller dans les option des pinceaux etc...

Bref, j'ai profité de cette commande pour tester photoshop sous Linux et comment ça marche et où ça bug etc, et pour m'habituer (parce que après tout, Photoshop sous linux c'est pas la même chose que photoshop sous Windows.), et je suis plutôt content du résultat (j'ai aussi réussit de faire un sketch plutôt potable, ce qui veut dire que je saurais reprendre les free sketches aussi).
Grand bémol : J'ai besoin du double du temps pour tout faire, parce que je dois biduller à chaque fois dans les options >-< *veut la pression sur photoshop XD*.
Voilà, voilà.. ^^

AF-Ryoko.psd.png Je sais, c'est encore un chibi ^^
on dirait que les gens aiment bien mes chibis, ils me demandent que ça :x
J'espère que vous fairez pas une overdose de chibis sur ce blog ^^"
Vendredi 29 juin 2007
- Par Reven Niaga - Publié dans : Vieux Articles et Dessins - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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Voilà !

je pense que je réussis à me debrouiller sous Linux et je peux à nouveau acceder sur mes disques durs, donc je sais vous mettre le dernier sketch que j'ai fait pour le moment, c'est à dire le Chibi Axel pour Keiko Wolfgirl !

J'ai pas grand chose à dire sur le dessin, sauf qu'il était chiant à faire avec ses cheveux en pics qui ont l'air n'importe comment sur mon dessin (je les ai fait n'importe comment aussi ^^) et son arme qui est toute ronde et que je ne sais pas dessiner qqch de rond (oui j'aurais pu laisser de côté l'arme aussi vous allez me dire... mais je trouvais la plus mignonne et plus originale comme ça, même si l'arme raté rend le dessin plus moche XD *sbaf*)


Voilà, comme le dessin date d'un moment, j'ai oublié tout ce que je voulais dire en fait, donc je vais en rester là :) C'est le dessin que j'aime le moins dans la série Free Sketch avec Ae ^^"
Ah si ! J'ai réussit à installer Photoshop sous Linux, il a quelques problèmes mais en général il marche ! Génial non ? :D Je peux photoshoper ! (par contre un des problèmes c'est qu'il ne remarque plus la pression de la tablette, du coup, les sketchs ça va devenir marrant à faire ;_;)

Sinon, au programme donc les prochains free sketch, plus la commande dans ma boutique AF :)
Mercredi 27 juin 2007
- Par Reven Niaga - Publié dans : Vieux Articles et Dessins - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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Bonjour !

Alors, non, je peux toujours pas vous montrer de dessin, mais je peux à nouveau acceder aux données de mes disques durs ! ^^. Alors, maintenant ça sera une période d'histoires, surtout de fanfics. Je vous mettrais peut-être encore le dernier des sketchs que j'ai fait, si je retrouve où je l'ai sauvegardé.
Donc, on commence la période d'histoire avec une nouvelle, fanfic sur la série Detective Conan que j'ai écrite... longtemps déjà ^^' Et qui est d'un kitsch sans pareil.
Bref, j'aime pas. Mais je me dit que peut-être vous allez aimez...

Bonne lecture, mais ne vous effrayez pas trop.... (je devrais recommencer à écrire, ça fait un moment que j'ai plus pondu une histoire ^^)

Sous le silence d’un nuit d’hiver


Le bruit d’une porte violement fermée, retentit dans la ruelle. L’homme se tenait debout, appuyé avec une main contre sa voiture, un Porsche 356A, finissant sa cigarette. Ses longs cheveux luisant comme de l’argent flottaient légèrement au vent de l’hiver, et son habit entièrement noir se mélangeait sans problème à l’obscurité de la nuit.

Avec un bref mouvement, il jeta le bout restant de la cigarette au sol, au milieu de la neige. Doucement, des flacons blancs tombaient du ciel, se déposaient sur son chapeau, ses épaules et s’emmêlaient dans ses cheveux.

La lune surplombait toute cette scène, l’homme debout dans cette rue déserte parmi les maisons dans leur hibernation.

Lentement l’homme se mit en route, tête baissée, en compagnie du silence profond qui régnait dans la rue, interrompu par le craquement de la neige sous le poids de chaque pas de l’homme en noir.

Il marchait au long de la rue, solitaire, les mains dans les poches de son long manteau. Chaque passant ne verrait qu’une silhouette noire enveloppée dans son habit obscur, sans pouvoir distinguer le moindre détail de l’homme lui-même.

Soudainement un cliquetis d’une sécurité enlevée d’un revolver résonna dans la rue, interrompant la paix de l’hiver, trahissant le silence et l’auteur du bruit. Mais les maisons continuaient leur hibernation, la nature était morte et ne put réagir. Le bruit restait sans témoin, et l’homme continua à s’avancer calmement vers une des maisons, belle est spartiate sous la nuit glaciale, entourée d’un jardin où aucun signe de vie ne figurait.

Il n’avait pas pu choisir un meilleur moment. L’hiver emportait tout silencieusement et doucement dans les bras de la mort, et il allait l’aider à empoter un être vivant avec soi….

Ce fut sans problèmes qu’il réussit à ouvrir la porte d’entrée sans qu’elle ne laissât échapper le moindre bruit. Et ce fut également sans problèmes qu’il bougeait dans la maison, silencieusement comme un serpent, comme une simple ombre projetée par la pleine lune à travers les fenêtres.

Il était tellement habitué à glisser silencieusement vers son but qu’il le faisait même quand c’était parfaitement inutile. Le lave-vaisselle faisait du bruit pour dix.

L’homme en noir montait l’escalier en bois menant au premier étage sans provoquer le moindre grincement. Il restait debout, quelques instant, comme indécis, au bout de l’escalier.

Son regard glissait sur les portes. Et lentement il reprit sa marche, cette marche mortelle pour l’individu qui habitait cette maison.

Prudemment, il ouvrit une des portes et entra dans la pièce. Ce fut une chambre à coucher. Il s’avança au milieu. Les rideaux transparents dansaient mystérieusement sous la légère brise hivernale qui passait par une fenêtre demi-ouverte. Devant la fenêtre se trouvait un bureau bien rangé avec un ordinateur éteint. Aux murs furent accrochés des diplômes encadrés. La petite pièce dégageait de soi une atmosphère agréable et chaleureuse. Une odeur familière à l’homme en noir y planait. Ce dernier avait posé ses yeux sur l’homme redressé dans son lit, la tête tournée vers la seconde fenêtre de la pièce se trouvant directement au dessus du lit. Le propriétaire de la maison avait donc le dos tourné à l’homme en noir. Des cheveux châtains aussi longs que ceux de l’homme en noir cascadaient sur son dos, la seule chose visible de son physique.

Lentement, le visiteur nocturne sortait sa main gauche de son manteau noir. Ensuite, il plaqua le revolver en direction du propriétaire. Ses gestes étaient toujours aussi silencieux et gracieux à la fois. Néanmoins l’homme s’était rendu compte d’une présence.

- Quelle belle nuit d’hiver, ne trouves-tu donc pas ? demanda-t-il sans détourner le regard.

L’homme en noir ne répondit rien, mais restait sur place, sans bouger, le revolver levé.

- Elle est si belle, reprit l’homme, si froide et glaciale. Mais derrière sa beauté se cache la mort… C’est étrange…cette ressemblance…. Ne trouves-tu donc pas que vous vous ressemblez énormément ?

Il tourna la tête un peu en direction de l’homme en noir d’une façon à ce que ce dernier ne vit pas ses yeux, mais que les fins traits de son menton, les lèvres délicates et le petit nez pointu.

- Je savais que tu viendras…, Gin, c’est ça ? dit-il alors de sa voix douce est agréable.

- Parfait, fut l’unique mot qui s’échappa de la bouche du visiteur nocturne.

- Je suis médecin. Si tu me tues, tu tues de nombreuses personnes avec, dit-il.

- Médecin et scientifique qui collabore beaucoup avec la police. Trop même. Tu nous es un danger.

L’homme gardait le silence un moment.

- Je te fais confiance. Tu as toujours pris les bonnes décisions, l’homme tourna la tête vers son visiteur et plongeait son regard dans le sien, n’est-ce pas frangin ?

Gin ne détourna pas les yeux et laissait le revolver plaqué en direction de l’homme. Combien de temps ne les avait-il pas revu ? Ce visage si fin, si délicat, ces yeux d’un vert parfait si doux, si gentil… Il lui semblait qu’au fond des profondeurs de cette couleur, il pouvait revoir cet enfant souriant, son petit protégé, entendre son rire cristallin… il lui semblait qu’au plus profond, son cœur se révolta, laisser surgir des images, des souvenirs, enfermés, oubliés depuis si longtemps…


***


- Allez, plus vite frérot ! Vas-y !

L’enfant s’écria d’extase quand son frère accélérait encore. Il lui paraissait qu’ils filaient à la vitesse de la lumière !

- Tu es le meilleur frérot ! Youpi !

Malgré l’effort physique et la sueur qui perlait sur son visage, le frère en question laissait échapper un rire.

- Tu vas voir, je ne suis pas encore à bout de mes forces ! haleta-t-il et pédalait encore plus vite, tellement vite que les passants arrivaient même pas à identifier l’objet qui filait avec cette vitesse considérables à travers les rues.

Le petit s’écria encore une fois et s’accrochait plus fortement à son grand frère pour ne pas tomber du vélo. Le vent lui fouetta le visage, s’amusait à entremêler ses cheveux et il devait fermer les yeux pour ne pas pleurer. Mais il savait que rien n’allait lui arriver, parce que son grand frère était là. Ce dernier avait le point de côté et était essoufflé, mais tant qu’il arrivait à percer les cris de joie de son cadet, ses rires cristallins, il ne lui venait même pas à l’esprit d’aller plus lentement.

Mais finalement il s’arrêta devant une école.

- Voilà…on y est, haleta-t-il épuisé à mort. Il avait même du mal à se tenir debout, tellement il était à bout de forces. Il détourna son regard vers son petit frère qui ne l’avait toujours pas lâché. D’en bas, le petit observait son frère, avec ses yeux verts remplis à présent d’incertitude et de peur, presque suppliant.

- Ne me regarde pas comme un chien battu ! se défendit le grand, moi aussi j’ai dû passer par là !

L’enfant ne bougeait même pas le petit doigt. L’aîné soupira.

- Ils ne vont pas te manger !

Aucune réaction.

- Bon…je vais t’accompagner alors…, murmura-t-il en se grattant la tête.

Le visage du gamin se transforma en une mine rayonnante.

L’aîné soupira une nouvelle fois.

- Toi, tu es réellement impossible !

Le cadet affichait toujours un sourire jusqu’aux oreilles.

- Tu sais quoi frérot ? Tu pourrais devenir le meilleur cycliste du monde entier ! J’en suis sûr !

Le frère ria et caressa la tête du gamin.

- Tu pourrais gagner le tour de France !

- Bien sûr, Alex, allez viens, où tu seras en retard !

Il adossa la bicyclette contre le mur entourant l’école, pris son petit frère par la main et le conduisit à travers l’école. Alexandre se serra peureux contre son frère qui sortait une feuille.

- Voyons voir…ta salle de classe est 121…au premier étage alors. Ah ! Et ton institutrice est Mme Scott ! Tu vois voir, elle est très gentille ! Je l’avais aussi.

Alexandre ne semblait pas entendre les paroles de son frère, mais observait timidement les autres enfants qui se trouvaient déjà à l’école et qui le dévisageaient curieusement.

- Voilà, c’est ici ! dit l’aîné, c’est réellement marrant…c’était également ma salle de classe…

Il jeta un bref regard à l’intérieur. Quelques élèves étaient déjà rassemblés.

- Bon, je crois qu’il est temps pour…

Il n’avait pas le temps de finir sa phrase.

- SAPHIR !

Il sursauta quand il entendit la voix crier son nom, fortement, à travers les couloirs. Il se retourna pour voir une femme dans la quarantaine un peu enveloppée, dans une robe bordeaux légèrement trop serrée. Le cliquetis de nombreux bijoux accompagnait tous ses gestes. Des grandes lunettes étaient posées sur son nez, laissait paraître ses yeux bruns bien plus grand qu’ils l’étaient en réalité. Une chevelure noire profonde et bouclés trônait sur sa tête. Une odeur d’un parfum sucré l’accompagnait à des kilomètres à la ronde.

- Mon Dieu ! Comme tu as grandi ! s’écria-t-il.

Curieux, les petits élèves sortaient de leur salle de classe.

- Bonjour Mme Scott…, se contenta de dire Saphir.

- C’est vraiment très gentil de toi de me rendre visite ! dit l’institutrice joyeuse.

- Heu…en fait…, le regard de l’aîné glissait en bas. Alexandre s’était réfugié sous le long manteau noir de son frère.

- Sors de là, Alex ! dit Saphir en poussant son petit frère devant lui. Ce dernier avait tout, sauf l’air heureux.

- Oh, comme il est mignon ! s’écria l’institutrice, c’est ton frère ? Mignon tout plein !

Suite à l’extase de la femme, Alexandre était pris par une nouvelle vague de peur et se réfugia de nouveau sous le manteau de son frère.

- Il est…un peu timide, s’excusa Saphir.

- ça le rend encore plus mignon !

Saphir poussa son petit frère de nouveau devant lui, et s’agrippa pour lui parler.

- Tu vois, la madame là ? Elle est très, très gentille. Je la connais très bien, alors tu peux me faire confiance quand je dis qu’elle est gentille et que tu n’as pas besoin d’avoir peur d’elle, d’accord ?

Le petit hocha lentement la tête, dévisageant l’institutrice d’un air peureux.

- Vas avec elle, dit Saphir, je dois y aller moi.

Alexandre lui jeta le regard d’un chien battu.

- Oh non, pas encore ça ! Écoute, je ne peux pas rester près de toi ! Mme Scott est vraiment gentille ! Si tel ne serait pas le cas, je ne te lui confierai pas, oui ?

- Viens chez tatie Scott ! encouragea l’institutrice le gamin. Lentement, Alexandre laissait son frère et allait prudemment rejoindre l’institutrice.

- Je vais revenir te chercher quand l’école est finie ! dit Saphir, et soit sage !

Le cadet l’observait d’un regard, tel un soldat envoyé en bataille.

- Allez soit courageux ! l’encouragea Saphir, tu y arriveras, j’ai confiance en toi !

Cela semblait réconforter le petit, malgré qu’il donnât l’air d’être un condamné devant son exécution. En lui faisant des signes d’adieu, Saphir le quitta. Quand il voyait plus son petit frère, il commença à courir à toute allure.

- Je vais arriver en retard à mon cours ! s’écriait-il, sauta sur sa bicyclette et parti à une vitesse remarquable qui aurait fait rougir de honte n’importe quel cycliste professionnel. Mais malgré cet exploit olympique, Saphir arriva en retard pour la rentrée, se faisait blâmer par le professeur devant la classe entière qui s’amusait bien devant se spectacle…


*


Il se souvenait…à quel point il avait été humilié se jour là. Et la cause était l’être assis dans le lit devant soi… Mais, il se souvenait aussi qu’il n’avait porté aucune rancune à son frère, qu’il était aller le chercher, l’avait pris dans les bras en le serrant fortement contre lui, lui disant qu’il avait été fier de lui, qu’il ait si bien réussit sa première journée scolaire, malgré sa grande timidité.

Aujourd’hui, cette timidité extrême avait disparut. Gin avait devant lui, un homme mûr qui savait ce qu’il voulait et qui n’y renoncerait pas, réaliste, qui y va prudemment quand il s’agit de tisser un lien entre lui et quelqu’un d’autre.

Pourquoi ce souvenir ? Il était tellement peu important ! Si futile…

Et avec cette pensée surgit un autre souvenir… un souvenir mettant en scène la relation spécial entre lui et son frère…


*


La sonnerie retentit, délivrant les élèves des tortures du professeur. Saphir rangeait ses affaires dans son sac, quittait en courant le classe pour prendre encore quelques livres dans son casier.

- Hé Saphir !

Ce fut André, un camarade de classe et également son meilleur ami depuis la maternelle.

- Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Saphir.

- On va sortir, les gars de la classe, boire un p’tit verre, aller au ciné. Tu nous accompagnes ?

- Hm… fut le seul commentaire du jeune homme, tout en fourrant des livres dans son sac.

- Au fait, pourquoi ta mère t’a appelé Saphir ? demanda alors André, c’est réellement un nom stupide !

- Parce que, apparemment, mes yeux ont la couleur d’un saphir.

Il ferma son casier et tenta de faire de même avec son sac surchargé.

- Laisse-moi voir ! ordonna André, pris le menton de Saphir et plongeait son regard dans le sien.

- Ils sont bleus…, constata-t-il.

Saphir décida de rien répliquer à l’observation d’André mais remarqua :

- Je ne peux pas aller avec vous, dit-il, je dois aller chercher mon frère de l’école.

- Encore ? s’écria le garçon.

- Bah…je vais tout les jours le chercher après l’école. C’est sur le chemin pour rentrer, expliquait Saphir, alors il m’attend toujours.

- Tu peux aller lui dire qu’il pourra rentrer seul une fois, il est assez grand pour ça, non ? proposa André.

- Certes.

- Alors ?

- Je vais quand même rentrer avec lui. En plus je lui ai promis de jouer avec lui à…

- Oh, ne me dit pas que tu préfères joues à la Barbie avec ton tit frère ? se moqua André.

Saphir lui jeta un regard noir.

- J’ai un frère, pas une sœur, répliqua-t-il, il m’a demandé de jouer un peu à Mariokart avec lui.

- Au premier coup d’œil on dirait une fillette, continua André, c’est sûrement une ! Mais tu nous le caches pour ne pas devoir avouer que tu joues à la Barbie avec lui !

Il ria. Saphir lui jeta un nouveau regard noir.

- Et je ne viendrai quand même pas avec vous, déclara-t-il.

- Oui, puisque tu préfères jouer aux poupées ! rigola André.

- Si tu essaie de m’offenser pour que j’accepte à la fin, c’est raté, remarqua Saphir tranquillement.

- Hé les gars ! cria André alors aux autres garçons de la classe, Saphir préfère jouer aux poupées avec son frère que de nous accompagner !

Les autres tombaient dans un fou rire. Saphir, quant à lui, se montra que peu impressionné.

- Je m’en fous je t’ai dit, fut son seul commentaire.

André se retourna de nouveau vers son ami.

- Allez, sans blagues là, tu ne sors jamais. À chaque fois, tu dois faire un truc ici pour ton frère, tu lui as promis de faire ça, etc. Je commence a en avoir ras de bol ! Qu’est-ce qui t’es plus important ? Moi, ton meilleur ami, ou bien ton frère ?

- Sans hésitations, mon frère, répliqua Saphir calmement, et si tu n’arrives pas à l’accepter, alors notre amitié se termine aujourd’hui.

Après ces mots, il prit son sac et tourna les talons, laissant un André ébahis derrière lui.

*


Cela avait été une courte discussion…et entre l’amitié et la fraternité il n’avait pas hésité à choisir la fraternité. Il n’avait pas hésité à choisir la solitude. Oui…car il avait été seul, après avoir renoncé à son amitié avec André. Plus personne ne s’était occupé de lui. Il avait été seul dans la classe. Mais cela ne l’avait pas dérangé. À chaque fois qu’il était allé chercher son frère et qu’il eut vu son sourire, il avait su qu’il avait fait le bon choix.

Comment expliquer cette fraternité si forte ? Il était prêt à déplacer les montagnes rien que pour un sourire de la part de son frère, à faire le clown partout, même à se balader nu dans la rue si cela aurait réjouit son frère. D’autres personnes auraient fait ceci pour l‘élu de leur cœur. Lui, il le faisait pour son frère et uniquement et rien que pour lui.

Gin s’en souvenait comme si s’était hier qu’il n’aurait pas hésité à aller décrocher la lune pour cet être assis devant lui. Mais maintenant, il ne pensait plus pareil, il ne comprenait plus pourquoi il aurait réagit ainsi…pour ce frère surdoué.


*


Saphir était penché sur son bureau, plus précisément sur un fichu devoir de mathématique. Des équations. Il haïssait les équations. Depuis toujours. Il se trompait toujours quelque part dans le calcul, oubliait un moins, ou bien de changer les signes en enlevant les parenthèse. Et après, cela donnait quelque chose de complètement incompréhensible, même aux yeux du prof de maths. Ce dernier ne comptait depuis longtemps plus les nouvelles théories et propriétés made by Saphir.

Celui-ci se cassait toujours la tête sur cette équation ! Et dire que c’était qu’une révision ! Ils allaient passer aux équations à deux inconnus et également aux équations à une inconnue aux degrés supérieurs à un ! C’était pour désespéré !

À ce moment, Alexandre fait irruption dans la pièce, tenant un ballon entre ses mains.

- On joue au foot frérot ? demanda-t-il de sa voix innocente.

Saphir leva la tête. Jouer au foot ? Cela lui changerait les idées…mais d’une autre part il n’allait plus réussir à s’accrocher à son devoir de maths !

- Désolé, Alex, répondit-il alors, il faut d’abord que je finisse mon devoir à domicile. Après on pourra jouer.

Le petit s’avança vers son frère et escaladait sur ses genoux. Saphir le laissait faire. Ensuite, Alexandre jeta un regard dans le cahier.

- Il faut que tu fasses quoi ? demanda-t-il.

- Trouver le nombre que représente x, répondit Saphir patiemment.

- Bah c’est simple, remarqua le petit frère, tu mets le x sur un côté et les nombres de l’autre.

L’enfant ria.

- Cela à l’air amusant ! Je peux essayer frérot ? Dis, dis, je peux ?

Saphir le regarda surpris. Son petit frère n’était pas censé de savoir comment fonctionnent les équations.

- Oui…pourquoi pas, murmura-t-il.

- Super ! se réjouissait Alexandre et il se lançait.

- ça veut dire quoi 2x ?

- Deux fois x, x multiplié par deux quoi…

Et Alexandre calculé, heureux comme une coq en pâte sous les yeux ébahis de son frère. En quelques minutes Alexandre avait réussit ce que son frère n’aurait même pas fait en quinze.

- Comme c’est amusant ! se réjouissait-t-il, ce que nous faisons est ennuyeux à mort ! Trop facile ! Tu en as d’autres ?

Il ria de bon cœur. Saphir le fixa toujours ébahis. Ensuite il pointa vers une feuille sur son bureau. En poussant un crie de joie voyant toute un papier remplie d’équation, Alexandre si lança, et Saphir l’observa toujours, bouleversé. Des fois, le petit demanda deux, trois trucs, et Saphir lui expliquait les propriétés le mieux possible.

Alexandre avait fait le devoir de maths de son grand frère dans un temps étonnant. En plus, ses résultats étaient « jolies », comme le dirait le prof de maths. Donc la chance qu’ils étaient tout à fait corrects était très bonne.

Saphir avala sa salive, toujours ébahis.

- Maman ! cria-t-il, maman vient voir ça !


*


Ce jour-là, la famille des deux frères avait trouvé qu’Alexandre était surdoué. Il était capable de mémoriser rapidement et beaucoup, et jouer avec les chiffres lui était très facile. Quelques jours après, il avait changé d’établissement pour une école de surdoué. Elle ne s’était plus trouvée sur le chemin de Saphir et celui-ci était rentré seul à présent. Cela ne lui avait rien fait, étant donné qu’Alexandre avait été heureux de pouvoir réfléchir à des problèmes qui en valaient la peine… Et cela avait suffit à Saphir pour être heureux à son tour.

Gin voyait qu’Alexandre avait bien pris soin de son don. Il devait être au début vingtaine et déjà médecin redouté malgré le fait qu’il était un nouveau dans ce domaine.

Il avait réalisé son rêve d’enfant…


*


- Je vais devenir médecin ! Comme papa ! déclara Alexandre et ajouta en étendant les mains : Et sauver plein de vies !

- Mais oui mon chéri, dit la mère, tout en prenant son petit dans le bras.

- Je vais tous vous soigner gratuitement ! déclara le surdoué, je vais devenir aussi bon que papa !

Le père ria.

- Oui, tu vas devenir un ggrraanndd docteur ! affirma-t-il.

Saphir souriait devant cette scène familiale, Alexandre qui passait de l’étreinte de sa mère, dans les bras de son papa encore habillé de sa veste de médecin.

Alexandre ria de plaisir quand son père l’agita dans l’air.

- Tu es le meilleur médecin du monde papa ! déclara le petit.

Saphir alla s’asseoir sur le canapé, à côté de sa mère qui lui jeta un regard heureux.

- Tu vas devenir encore meilleur ! répliqua le père reposant son fils sur terre. Ce dernier se serra alors contre les jambes de son papa.

Saphir aussi était heureux. Il adorait ces soirées en famille. Il fut à chaque fois ébahis à quel point il pouvait être heureux…heureux d’être né dans cette idylle, avec un mère magnifique qui était toujours là pour ses fils, d’une allure gracieuse et fragile à la fois qui allait parfaitement dans les bras du père qui étaient fait pour protéger cette créature chétive.

Alexandre avait hérité les cheveux bruns et le visage fin et délicat de sa mère. Ses yeux d’un vert d’émeraude profond étaient ceux du père. C’était le contraire chez Saphir. Les cheveux et le visage du père, les yeux bleus de la mère.

Saphir souriait toujours, perdu dans ses pensées, dans sa conviction qu’il avait la meilleure famille de la terre entière.

- Pourquoi tu es si silencieux frérot ?

Ainsi furent les paroles du petit Alexandre, lassé par les étreintes parentales, qui réveillaient l’adolescent.

Avec un léger sourire rusé flottant sur ses lèvres, il plongeait son regard dans la mer verte de son petit frère. Il lui semblait même que les bords de ces magnifiques yeux étaient légèrement dorés.

- Je me suis pensé, dit-il finalement, que ça faisait longtemps que je ne t’ai plus chatouillé !

Alexandre compris immédiatement les sens de ces paroles et voulu trouver refuge dans les bras de sa mère, mais son grand frère était plus rapide. Quelques secondes après, les deux frères se retrouvaient sur le tapis du living, Alexandre se débattant pour se délivrer de la prise de son frère, tout en pouffant de rire. Saphir connaissait par cœur, les endroits où son petit frère était le plus chatouilleux.

Les parents aussi raient et souriaient, face aux querelles mignonnes et habituelles entre leurs fils.

Après quelques longues minutes, les deux frères étaient allongés au tapis, l’un à côté de l’autre, à bout de souffle, mais le visage rayonnant de bonheur.

- Et toi frérot ? demanda Alexandre, c’est quoi ton rêve ?

- Je ne sais pas, répondit Saphir en se redressant. Ce n’était pas tout à fait correct. Il avait un rêve. Devenir fort, afin de protéger son frère, sa mère, tout les deux si fragiles. Il voulait être capable de protéger tous ceux qu’il aimait. Ce qui se résumait en sa famille. Il voulait pour toujours préserver ce bonheur, ces soirées de famille qui lui démontrait à chaque fois à quel point il pouvait être heureux d’être né dans cette idylle.

- Mais chacun a un rêve, répliqua Alexandre avec sa voix mélodieuse remplie d’innocence en regardant Saphir de ce regard de chien battu qui montrait également qu’il ne comprenait pas.

Avec un grand sourire aux lèvres, son grand frère le fixa. Alexandre comprit soudainement, mais il était déjà trop tard : L’attaque chatouilleuse de Saphir avait atteint son but ! Et la querelle recommença, accompagnée des rires cristallins de la mère et des yeux amusés du père…

Le bonheur était parfait…


*


Oui le bonheur avait été parfait, si parfait que cela ne pouvait plus durer. Chaque bonne chance trouvait une fin. Et ce bonheur familial parfait arrêta brusquement.

C’était la justice en personne qui avait frappé ce jour-là à leur porte…


*


La mère avait été en train de préparer le dîner. C’était dimanche et son mari avait congé. Elle allait faire sa spécialité : Des crêpes aux saumons. Leurs fils jouaient au foot dans le jardin. Mais cela ne va pas tarder qu’ils rentrent. Au plus tard quand la délicieuse odeur des crêpes et du saumon parvenait dans leur nez.

Elle ne se trompait pas. Après quelques minutes, leurs fils arrivaient dans la cuisine.

- Maman fait des crêpes au saumon ! se réjouissait Alexandre et voulait déguster à l’avance. Mais sa mère le retint.

- Pas avant le dîner ! déclara-t-elle, et pas avant que tu sois propre ! J’ai cru que vous jouiez au foot et non au cochon !

Elle examinait les deux d’un regard ferme. Ils étaient remplis de boue.

- Le sol était boueux à cause de la pluie hier, s’excusa Saphir, et on a voulu jouer comme les pro…et…

- Vous avez cru vous rouler dans la boue, continua la mère, je savais qu’il y avait une raison pour laquelle je n’aime pas le foot ! Allez vous laver maintenant avant que vous me salissiez l’entière maison !

Elle pointa la sortie de la cuisine.

Saphir prit son petit frère par le main pour exécuter l’ordre de leur mère quand quelqu’un sonna soudainement à la porte.

- Qui cela peut-il bien être à une heure pareille ? se demanda la mère en allant ouvrir.

Devant la porte d’entrée se tenaient deux policiers. La mère écarquillait surprise les yeux.

- Bonjour, en quoi pourrais-je vous aider ? demanda-t-elle étonnée.

Les policiers semblaient un peu embarrassés.

- On est venu chercher votre mari, se décida de dire un.

- On le suspect d’avoir commis un crime, ajouta l’autre, nous devons l’amener…

- Il est notre suspect principal, corrigea le premier.

La mère devenait tout blême.

- Mon mari…suspect ? murmura-t-elle, pour avoir faire quoi… ?

- Un assassinat.

La mère dû s’appuyer contre le seuil de la porte.

- Mon mari ne ferait jamais quelque chose de pareil ! murmura-t-elle.

- Nous devons quand même l’amener, même s’il est innocent.

- Mais…

La mère tremblait. Saphir et Alexandre avait observé la scène de l’intérieur. À ce moment, leur père descendit les escaliers.

- Qu’est-ce qu’il y a ? demanda-t-il à Saphir. Ce dernier lui expliqua la situation. Il avait l’air inquiet. Rien qu’Alexandre semble rester de bonne humeur. Il ne comprenait pas ce qui se passait, et pour lui les policiers s’étaient des justiciers qui punissaient des méchants. Et son papa n’était pas méchant.

Le père hochait la tête, pensif.

- Après tout ils peuvent pas me faire grand-chose, j’ai tué personne, dit-il ensuite en souriant. Saphir resta inquiet.

Le père alla rejoindre les policiers.

- Je vais venir avec vous, dit-il, puisqu’il le faut.

La mère leva la tête, pâle et très inquiète vers son mari. Ce dernier la rassura avec les mêmes mots qu’il avait dit à son fils.

Et les deux policiers l’amenèrent…


*


Chacun savait que la police n’était pas infaillible. Les innocents accusés d’un quiconque crime existait bel et bien. Lui et sa mère avaient la même crainte : Et si le père aurait été accusé de cet assassinat qu’il n’avait pas commis ?

De cette scène il s’en souvenait très bien encore. De la peur de sa mère, cette créature si fragile, de ses pleurs, et de son désespoir quand un coup de fil de la police indiquait qu’elle devait garder son mari encore, car il n’a pas pu prouver son innocence. Il n’avait pas d’alibi. Au début, on leur avait dit quelques jours. De ces jours devenaient des semaines, des semaines des mois. Finalement, la police semblait se décider que le mari était coupable.

Ce fut le premier échec de Saphir. Il n’avait pas pu et su protéger une personne qu’il aimait. Et à tout cela s’ajoutait la naïveté d’Alexandre à qui la mère essayait de cacher la vérité. Le petit avala chaque mensonge de sa mère comme du gâteau.

Gin s’en souvenait très bien à présent. Comme il avait essayé de protéger sa mère, de lui rendre le sourire, à cet ange si chétif qui n’avait plus d’épaules pour pleurer. Et les siens avaient été trop petits encore…

On lui avait fait le procès, à son père. Et la mère craignait cela comme rien au monde. Elle avait un peur bleue, et Saphir aussi… La punition pour du meurtre voulu était connue…

La nuit, Saphir entendit les pleurs de sa mère dans la chambre qu’il partageait avec son petit frère. Et il se sentit si faible…. Il n’était même pas capable de protéger sa mère, et il n’avait pas pu protéger son père…

Une fois, il était aller visiter son père. Après, il avait souhaité de ne pas l’avoir fait.


*


Déjà la prison le mettait mal à l’aise. Cette grande bâtisse grise, sans joie, ni rien. Et dire que son papa s’y trouvait innocent, attendant son procès ! Ensuite, il y avait le fait qu’on pouvait voir l’autre qu’à travers des barreaux afin d’assurer la sécurité. Pour ne pas que les criminels échappent. Mais son père n’était pas un criminel ! À la fin, il y avait son père lui-même. L’individu que les policiers amenaient de l’autre côté de la salle de visite n’était plus qu’une ombre de son père. Il portait la tenue de prisonnier. Mais il n’avait plus l’air de se soigner. Ces cheveux, autrefois d’une magnifique lueur argentée, étaient gris, filasses, gras. Il ne se rasait plus, ou bien très mal. Des ronds noirs entouraient ses yeux qui avaient, eux aussi, perdu toute leur autorité. L’aura sûre, sévère mais à la fois douce et gentille qu’entourait son père avait disparut. Il avait l’air d’avoir veillé plus que dix ans dans ces dix derniers mois…

Quand le père vit son fils, il affichait un sourire, ni joyeux, ni triste, un peu indifférent. Il s’assit.

- Je suis content de te voir…, dit-il. Il semblait à Saphir que même sa voix avait perdue de sa beauté.

- Papa…, murmura l’adolescent, je…

Il gardait le silence un moment, baissant la tête.

- Je t’ai apporté des cookies, dit-il en montrant le paquet, je vais le donner aux policiers après…pour qu’ils te les passent.

Il était interdit de donner les cadeaux directement aux prisonniers.

- C’est aimable de ta part, le remercia son père.

- De rien…, murmura-t-il.

De nouveau quelques minutes de silence gênant.

- Ta mère sait que tu es là ? demanda le père.

Saphir secoua la tête. Le père souriait.

- Comment va-t-elle ?

- Elle ne fait que pleurer…

- Et Alex ?

- Il croît que tu es parti à l’étranger pour amplifier ton savoir de médecin. Pour sauver encore plus de monde.

- Et toi ?

- Je m’en veux de ne pas pouvoir protéger ceux que j’aime…

- Tu n’as pas à t’en vouloir, le consola son père, la situation est difficile. Alors protéger aussi est difficile. Tu peux déjà être fier de toi d’avoir essayé !

- Maman ne semble même pas remarquer, murmura Saphir, et contre la justice j’ai été totalement impuissant.

- C’est normal, répondit le père, la justice a une grande valeur dans ce monde, contrairement à une unique personne. Surtout quand elle n’est qu’un adolescent. À ce qui concerne maman, elle l’a sûrement remarqué.

- Tu crois ?

- Oui.

Nouvelles minutes de silence.

- J’ai peur, maman aussi, avoua Saphir, du procès, du jugement.

- Ils ne peuvent pas condamner à mort un innocent.

- Ils l’ont déjà fait.

- Qui dit que ça sera pareil pour moi ?

Saphir garda le silence, recroquevillé sur sa chaise, la boîtes avec les cookies entre ses mains.

Alors vint un policier qui lui annonça que le temps était écoulé et qu’il devait partir de nouveau.

- Merci de m’avoir rendu visite, dit le père.

Saphir se leva de sa chaise et observa la créature derrière les barreaux.

- Mon père me manque, dit-il en tournant les talons et en confiant les cookies aux policiers.

Le père restait là, tête baissée.


*


Ce soir-là, Saphir avait pleuré. À l’abris du regard de son frère. Il n’avait pas voulu l’inquiéter. Qu’il croit aux mensonges que la mère lui fait avaler jour après jour, comme un médicament. Elle-même avait semblé y croire.

Et le jour du procès était venu plus vite que la famille l’avait souhaité. Plus rien n’était pareil. L’entourage de la famille avait pris vent, avec le temps, que leur père était un soi-disant criminel. À l’école, on évitait de parler à Saphir. À la primaire, les mères disaient à leur enfants de ne pas parler à Alexandre. Et la mère continuait à pleurer. Elle avait de moins en moins de force.

Le pire fut la sentence. Quand la mère avait entendu que son mari était condamné à mort, elle s’était effondrée au milieu de la salle…

Alexandre n’avait pas compris. Saphir lui avait alors dit que maman était malade, et donc très faible, qu’il fallait la traiter avec beaucoup d’amour. Son petit frère lui avait cru sur parole, avait sourit et dit : « Alors on va envelopper maman avec tout notre amour ! », tout en étendant les mains. Saphir avait sourit. Au moins un qui gardait le sourire aux lèvres. Et s’il savait son frère heureux, cela augmentait son humeur aussi. Quoiqu’elle restait assez basse.

Avant l’exécution, la famille avait droit de partager une heure avec le condamné….


*


Le père était assis sur une chaise, au milieu de la pièce. Il était légèrement attaché. Mesure de sécurité. Son épouse et sin fils aîné étaient assis plus au fond. Alexandre, quant à lui, sur les genoux de son père.

- C’est chouette que tu viens nous rendre visite ! s’exclama le petit, tu vas rester ?

- Une heure, après il faut que je reparte…, répondit le père.

- Dommage ! dit Alexandre d’un ton abattu.

Son père lui caressait les cheveux.

- Ne t’inquiète pas, je vais aller sauver plein de vie…, continua papa le mensonge de sa mère.

- Oué ! Tu es le meilleur médecin du mon entier !

Le petit se serra contre son père.

Quant à Saphir et la mère, ils n’avaient pas parlé un seul mot. Du coin de l’œil, Saphir remarquait que sa mère essayait de retenir ses larmes. Et lui aussi…quand il pensait que dans quelques heures son père va être tué, assassiné par la justice…alors qu’il était innocent. Et il y avait Alexandre. Avec toute sa naïveté, cette heure pesait encore plus lourdes sur les épaules des parents et de l’adolescent.

- Je t’ai fait un cadeau pour ton anniversaire et la fête des pères, dit Alexandre, mais je les ai oublié d’amener ! Je les avais bricolé moi-même !

- Tu me les donneras quand je vous visiterai de nouveau.

- Oué !

Alexandre riait.

La mère se leva soudainement de la chaise.

- Mylène…, murmura le père.

- Oh Jacques…, furent les seuls mots de la femme avant qu’elle ne quitte la pièce en courant.

Saphir entendit des sanglots.

- Maman est malade, expliqua Alexandre, elle est fragile et n’a plus de force. Toutes les petites choses arrivent à la tourmenter. Il faut la traiter avec tout notre amour !

- Ah bon ? demanda le père avec une surprise joué.

- Oui ! Grand frère me l’a dit ! confirma le petit.

Jacques leva la tête vers son fils aîné. Ce dernier émit un faible sourire.


*


Juste avant l’exécution, le condamné pouvait téléphoner avec sa famille depuis sa cellule. Mais Mylène avait refusé. Elle ne l’aurait pas supporté. Elle avait été déjà à bout de toutes forces. Rien que Saphir s’était forcé à parler quelques minutes avec son père, mais lui aussi avait eu du mal à retenir ses larmes et finalement avait raccroché en se maudissant. C’était les dernières minutes qu’il pouvait partager avec son père, et il était trop faible ! Son père avait eu sûrement besoin de soutien…si proche, si proche… et il était trop faible.

Alexandre avait sentit que quelque chose allait mal avec son frère. Il lui avait demandé s’il devenait aussi malade. Saphir n’avait que sourit. Le bruit de la montre avait été trop fort….surpassant même les pleurs de la mère.

Saphir avait de nouveau échoué. Il n’avait pas été capable d’être là pour une personne qu’il aimait à l’heure qu’il fallait. Il s’était maudit d’avoir laissé son père à son désespoir. Après tout, il avait été innocent !

La mère n’avait pas participé aux funérailles non plus. Elle n’en avait plus la force. Saphir fut le seul à s’y rendre.

Leur vie changea brusquement. Ils devaient quitter leur maison, déménager dans un petit appartement. Mylène avait trouvé

Dimanche 24 juin 2007
- Par Reven Niaga - Publié dans : Projets divers - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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le coq est mort, le coq est mort....

Oui je sorts :)

Donc, plus sérieusement, hier soir, après avoir fini un joli petit sketch d'Axel pour Keiko Wolfgirl, mon ordi freeze, je relance et ... Windows ne marche plus :)
je le suis habituée, mais j'avais cru qu'après un formatage à fond qui date à peine de trois mois, il tiendrait un peu plus longtemps que ça...

Bref...

Donc mon windows est mort. Ce n'est pas grave, j'ai Linux. Mais Linux n'est pas encore entièrement installé, il manque quelques trucs ici, quelques trucs là...
Donc en gros, pour le moment j'arrive pas à acceder à mes disques durs, donc je n'arrive pas à acceder à mes données, donc aux images, histoires et j'en passe.

Enfin bref, juste pour dire que pour le moment : pas de dessin, pas d'histoire. Et comme ce blog n'est pas un blog 3191MyLife, cet article si sera le dernier avant d'avoir au moins recupéré les données des disques dures pour vous mettre le dernier sketch.
Et même si j'arrive à recupérer les données, je ne peux pas scannre les dessins. enfin si je peux, mais je ne pourrais les mettre en ligne, car le scanner se trouve connecté à un autre ordinateur. Ce qui fait que je transfère toujours les images d'un pc à l'autre.
Mais avec Linux ce n'est pas possible. Il n'est pas connecté au réseau :)

Voilà ^^
J'aime Windows :)
Vendredi 22 juin 2007
- Par Reven Niaga - Publié dans : Vieux Articles et Dessins - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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